Dans son ouvrage Il n’a jamais été trop tard, l’autrice propose un recueil de « fictions exactes » nourries de ses chroniques pour Libération. À travers plusieurs points de vue, elle interroge notre époque, les aveuglements collectifs, le féminisme, le capitalisme et les liens qui nous relient. Entre engagement et introspection, elle explore également la manière dont nous pouvons faire famille, tisser des solidarités et résister aux désordres du monde. Le Club 44 accueille Lola Lafon pour une conversation avec Nathalie Vuillemin, autour de ce livre qui condense la plupart de ses thèmes phares et de son œuvre.
Autrice, musicienne et compositrice, Lola Lafon se définit elle-même comme une anarcho-féministe. Elle est publiée en 2003 par Frédéric Beigbeder avec Une fièvre impossible à négocier. Suit La Petite Communiste qui ne souriait jamais (Actes Sud, 2014), qui rencontre un grand succès, tout comme son dernier roman, Chavirer (2020). Ses six ouvrages interrogent la violence et les mensonges de la société à l’égard des femmes. Ils décrivent aussi les poisons du capitalisme, la prédation exercée par les puissants sur les plus faibles et les compromissions de ceux qui se taisent.
Elle fonde au début des années 2000 le groupe Leva et enregistre deux albums: Grandir à l’envers de rien (2006) et Une vie de voleuse (2011).
Nathalie Vuillemin
Nathalie Vuillemin est professeure de littérature française à l’Université de Neuchâtel. Spécialiste de la littérature de voyage et de la littérature scientifique du XVIIIe siècle, elle développe parallèlement une activité pédagogique centrée sur la découverte et l’analyse des auteurs francophones contemporains.