Entretien avec Franz Weber à propos de son livre « Des Montagnes à soulever »
Franz Weber livre avec fougue, passion et colère les grandes lignes de son combat en matière de protection de la nature. Il fustige la politique du Conseil fédéral, qui envisage de détruire une réserve naturelle pour permettre la construction d’un réseau autoroutier, alors que pour Weber, les autoroutes sont loin d ’être la solution, au contraire: elles ne font à ses yeux qu’attirer la circulation, créer le trafic et non pas le réduire. "La voiture a vécu! Sa progression au rythme actuel n’est pas possible, il faut que l’industrie se renouvelle!" Il plaide en faveur d’une loi sur la protection du territoire suisse, ce qui nécessiterait de réveiller l’enthousiasme de la population à l’égard de la nature. Il effleure également le problème de la destruction des forêts, en prônant la création d’un Office mondial pour la forêt. Son credo est clair: les droits ont déjà été violés, ce qui nous met en position de légitime défense, et nous autorise à ne pas mâcher nos mots. Sa bête noire en l’occurrence, outre l’incurie des conseillers fédéraux "qui n’ont rien compris!", ce sont les ingénieurs, qu’il compare à des militaires bornés détachés de la réalité de la population. L’exposé est suivi d’un film muet proposé par M. Andres (?) et le Mouvement pour l’environnement (MPE) de Neuchâtel, portant sur la refonte des quais du Lac de Neuchâtel suite aux travaux du réseau routier qui longe la rive: un massacre a pu être évité grâce à ce mouvement de résistance. Enfin, débat impliquant diverses personnalités de la région neuchâteloise.