Dans un monde en transformation, où les conflits se multiplient et où les limites imposées par le droit international humanitaire sont trop souvent ignorées, l’action humanitaire est confrontée à des défis majeurs. De Gaza à la RDC, du Sahel à la Colombie, Pierre Krähenbühl nous invitera à réfléchir à la manière dont le CICR navigue entre une baisse significative de ses ressources et des besoins humanitaires en constante augmentation. Il met en lumière le rôle de l’humanitaire dans un contexte mondial polarisé et tire la sonnette d’alarme en faveur de la paix, tant qu’il est encore temps. Pierre Krähenbühl official portrait photo 2024
Pierre Krähenbühl
Pierre Krähenbühl est directeur général du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) depuis avril 2024. À la tête de l'organe exécutif de l'institution, il est aux commandes des opérations humanitaires que le CICR, fort de ses 18 000 collaborateurs et collaboratrices et d'un budget annuel de plus de 2,1 milliards de dollars US, mène dans une centaine de pays à travers le monde.
Pierre Krähenbühl a consacré plus de 30 ans de sa carrière à l'action humanitaire, dont 25 ans à des postes de premier plan au CICR, tant dans les délégations qu'au siège. Il a notamment été directeur des opérations (de 2002 à 2014) et conseiller personnel du président du CICR (de 2000 à 2002). Il a également effectué diverses missions pour l'organisation entre 1991 et 1998, au Salvador, au Pérou, en Afghanistan et en Bosnie-Herzégovine, après quoi il a assumé la fonction de chef des opérations pour l'Europe centrale et du Sud-Est à Genève (de 1998 à 2000).
Avant d'être nommé directeur général, M. Krähenbühl a occupé le poste de secrétaire général de l'Assemblée du CICR (en 2023 et 2024). Entre 2021 et 2023, il a été l'envoyé personnel du président du CICR en Chine et le chef de la délégation régionale pour l'Asie de l'Est. En 2014, il a été nommé sous-secrétaire général de l'ONU et commissaire général de l'UNRWA, fonctions qu'il a exercées jusqu'en 2019. Pierre Krähenbühl est titulaire d'un master en sciences politiques et relations internationales de l'Université de Genève et de l'Institut de hautes études internationales et du développement.