Afin de retracer son parcours d’ethnologue, Patrick Ferla a demandé à Jacques Hainard de sélectionner des images représentant des objets qui l’ont marqué et lui a fait mettre par écrit – dans une publication intitulée L’Ethnographie en cent images – les récits liés à ces objets. Sa sélection témoigne d’une muséographie de la rupture qu’il a par ailleurs toujours prônée. En effet, Jacques Hainard s’est très vite opposé à une simple juxtaposition des objets et a toujours fait en sorte de susciter un dialogue entre la mémoire des objets et leur traitement au musée. Comment s’y est-il pris ? Et pour- quoi convoque-t-il ses origines paysannes pour expliciter sa démarche ? En quoi être plongé dans le concret des choses lui a-t-il permis de concevoir les expositions qui ont fait de lui l’une des figures incontournables de la muséographie ?
Ethnologue, Jacques Hainard fut conservateur du Musée d’ethnographie de Neuchâtel (MEN), puis directeur du Musée d’ethnographie de Genève (MEG).
Chargé de cours, auteur de nombreux livres, études et documents, Jacques Hainard est partisan d’une « muséographie de la rupture ». Patrick Ferla