Patrimoine et musées cannibales: comment (di)gérer les collections ethnographiques?
En prologue du Colloque international Les archives audiovisuelles font école (26-27 septembre 2007), organisé par Memoriav, Association pour la sauvegarde de la mémoire audiovisuelle suisse, Marc-Olivier Gonseth (M.G), ethnologue, conservateur-directeur du Musée d’ethnographie (MEN) de Neuchâtel donne une conférence sur la gestion du patrimoine de son musée.
M.G brosse tout d’abord un bref panorama de la politique gestion et d’acquisition des collections du (MEN) faite par ses illustres prédécesseurs Charles Knapp Théodore Delachaux, Jean Gabus, et Jacques Hainard.
Pour illustrer la forte demande patrimoniale et la politique de "rangement" des différentes pièces M.G rend ensuite compte du travail qu’il a effectué au coté de Jacques Hainard lors de la préparation de l’exposition Le musée cannibale. (2002-2003). En évoquant également la restauration et la réutilisation de quelques pièces de la collection africaine du MEN, résultats de la deuxième mission scientifique suisse en Angola (1932-1933) mis en place par Théodore Delachaux, M.G présente une partie du travail qu’il effectue pour mette sur pied l’exposition temporaire de longue durée "Retour d’Angola (2007-2012)".
Dans la dernière partie de sa conférence, M.G livre les raisons du contrat patrimonial. Puis il s’interroge finalement sur le terme d’immatérialité.